Sousse, 4 ème Congrès National d’Embryologie et de Gynéco-Obstétrique

La presse | Tunisie | 30-10-2017

Les présentations et les communications s’articuleront autour des nouveautés et des découvertes en matière de culture embryonnaire en vue de l’optimisation de la qualité de l’embryon Pas moins de 1.000 participants, dont on relève des gynécologues, des embryologistes, des urologues, des biologistes et des généticiens venant de France, d’Italie et de Tunisie, vont prendre part aux travaux du 4e congrès national d’embryologie et de gynéco-obstétrique, ayant pour thème: «Conditions de culture des embryons et résultats de la fécondation in vitro (FIV)», organisé par l’Association tunisienne des médecins embryologistes (Atme) en collaboration avec le Collège national des gynécologues obstétriciens et qui aura lieu à Sousse les 15 et 16 décembre 2017. Contacté à ce sujet, le professeur Mounir Ajina, responsable du centre de fécondation in vitro au CHU Farhat Hached de Sousse et président de l’Atme, nous a indiqué que cette manifestation scientifique comporte une vingtaine de conférences, des ateliers, des communications orales et des présentations de posters. Elle réunira d’éminents spécialistes en gynéco-obstétrique venant de France et d’Italie dont il a cité le professeur «Catherine Patrat», chef du service d’histo-embryologie à l’hôpital Bichat (Paris) et présidente de la fédération française d’études de la reproduction. Cette experte en embryologie animera un atelier portant sur «Les conditions de culture optimales des embryons humains» et présentera aussi une conférence de pointe et d’actualité sur «Le diagnostic des anomalies de développement embryonnaire par le «time-lapse». Il a cité aussi le professeur «Andréa Genazzani», président de l’académie internationale de la reproduction humaine et chef du département de médecine de la reproduction à l’université de Pisa (Rome). Cet éminent spécialiste va évoquer au cours d’une conférence « les actualités de la thérapie de l’infertilité masculine et la place de l’exploration génétique dans la prise en charge de certaines infertilités d’origine idiopathique. Il a cité aussi le professeur tunisien résident en France «Moncef B.Khélifa» —enseignant à l’université de Picardie (Paris) et spécialiste en génétique de la reproduction— qui a inventé dans les années 90 les sondes d’hybridation des cellules gonadiques et somatiques . Il évoquera au cours d’une conférence les effets perturbateurs endocriniens sur la fertilité masculine. Nouveautés et découvertes A propos des nouveautés et des découvertes en matière de culture embryonnaire, le professeur Mounir Ajina nous a signalé que la composition et le mode d’utilisation des milieux de culture ainsi que la métrologie au laboratoire de fécondation in vitro jouent un rôle important dans l’optimisation de la qualité de l’embryon et du taux de grossesse évolutif. Dans ce sens, a-t-il ajouté, 2 ateliers seront organisés au cours du congrès. Le premier portera sur «le spermogramme automatisé : mode d’emploi, avantages et inconvénients», le second sur «les conditions de culture des gamètes et des embryons». Enfin, a-t-il poursuivi, la clôture du congrès verra la remise des prix aux meilleurs travaux de recherche sur l’embryologie et la gynéco-obstétrique.
Hichem Benzarti
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